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Domotique

Navimow H206 : test et avis après dix semaines d’utilisation

Par  9 min de lecture
Navimow H206 : test et avis après dix semaines d’utilisation

Dix semaines que le Navimow H206 tond à ma place. Dix minutes pour la cartographie, aucun blocage sérieux, et une corvée entière rayée du planning.

Ma pelouse fait 35 m². Le robot est annoncé pour 600. Vous voyez déjà où sont les limites de ce test.

Ce que le H206 a supprimé chez moi, ce n’est pas la tonte. C’est tout ce qui tournait autour : sortir la tondeuse du garage, traverser la maison avec, dérouler la rallonge, surveiller le câble, ramasser l’herbe, tout ranger, puis charger les déchets verts pour le recyparc.

Transparence avant d’aller plus loin : je n’ai pas acheté cette machine. Segway Navimow me l’a mise à disposition de façon définitive, via l’agence Progress Communications. Pas d’embargo, pas d’exclusivité, pas de relecture avant publication. Cet article est le premier point d’étape d’un test qui va courir sur plusieurs saisons.

Mes conditions de test du Navimow H206

  • Durée : environ dix semaines, depuis la réception à la mi-mai.
  • Surface : 35 m².
  • Terrain : une seule zone, pas totalement plate, avec une pente irrégulière et un dévers dans le fond du jardin.
  • Usage : régulier, dans un jardin familial.
  • Hauteur de coupe : 60 mm quasiment en permanence.
  • Écosystème : application Navimow et Home Assistant.

Ce terrain ne me permet pas de juger l’autonomie réelle par charge, la gestion de plusieurs zones, le comportement sur grande surface ni les pentes annoncées à 45 %. Je ne conclurai donc rien sur ces points.

Pour la petite histoire, j’avais contacté l’agence sans demander de modèle précis. On m’a proposé le H206, j’ai accepté, et la question de la surface de mon jardin est arrivée après. D’où le décalage entre la capacité de la machine et mon terrain. Ce n’est pas un reproche adressé à la marque, juste le contexte.

Soyons honnêtes sur un autre point : dix semaines ne disent rien de la durabilité. Rien sur l’hiver, rien sur l’usure mécanique, rien sur la façon dont le logiciel va évoluer. J’y reviendrai en fin de saison, puis au printemps.

Le Navimow H206 en deux mots

Le Segway Navimow H206 est le plus petit modèle de la série H2 2026, annoncé jusqu’à 600 m².

Il embarque le système EFLS LiDAR+ : un LiDAR solid-state, le Network RTK et la vision. Aucun câble périphérique à enterrer, aucune antenne RTK à planter dans le jardin. Quand on a déjà installé un robot de génération précédente, c’est là que se situe le vrai saut.

Ce n’est pas le flagship de la marque, cette place revient à la série X4. Le H206 est le point d’entrée de la gamme premium H2, pensée pour les terrains compliqués.

Côté prix, la liste belge 2026 du distributeur Van Dyck l’affiche à 1 699 € TVAC. On le trouve parfois moins cher ailleurs en Europe, mais 1 699 € reste la référence locale vérifiable au moment où j’écris ces lignes.

Le Network RTK est annoncé sans surcoût. La 4G, utilisée pour le contrôle à distance et certaines alertes, démarre avec une période gratuite puis passe en renouvellement payant. C’est fourni gratuitement pendant 1 an et ensuite, il faut renouveler au tarif de 29,90 € pour 1 an.

Installation et cartographie en dix minutes

Dix minutes, c’est tout ce qu’il m’a fallu pour cartographier le jardin, en promenant le robot en mode téléguidé le long du périmètre.

On pose la station, on branche, on associe à l’application, on dessine la zone. Pas d’antenne à planter, pas de câble à enterrer. Quand on vient d’une tondeuse filaire et qu’on a passé des saisons à surveiller sa rallonge, le contraste est brutal.

Le robot tondeuse Navimow H206 installé dans le jardin après la cartographie

Aucune reprise de cartographie chez moi. Et sur dix semaines, aucun blocage significatif, alors que le fond du jardin est en pente irrégulière avec un dévers. Le H206 a géré sans que j’intervienne.

Perso, je vois ça comme un bon résultat sur mon terrain, pas comme une preuve de fiabilité générale. Sur 35 m², la machine croise forcément moins de cas tordus que sur une grande propriété.

Qualité de tonte et comportement sur le terrain

Je tonds à 60 mm quasiment en permanence. C’est haut, et c’est volontaire : je ne voulais pas fragiliser davantage le gazon pendant les périodes sèches.

Le robot passe régulièrement et laisse les résidus de coupe sur place. Ce mulching supprime le ramassage de l’herbe et, dans la foulée, les trajets au recyparc. C’est le bénéfice le plus concret de tout le test.

La coupe est quasiment parfaite, je n’ai plus qu’à passer un petit coup de coupe bordure à la fin (merci les murs au ras de la pelouse) et le tour est joué.

Sur le bruit, pas de mesure en décibels. Ce chiffre ne dit pas grand-chose. Ce qui compte, c’est ce que ça change réellement dans le jardin. J’entends juste quand il démarre car il émet un certain son, mais je ne l’entends pas tondre depuis l’intérieur avec ma fenêtre ouverte.

L’application Navimow au quotidien

Une fois la carte faite, l’application devient le poste de commande. Zones, plages horaires, priorités, hauteur de coupe, prise en compte de la pluie, interdiction des sorties nocturnes. Tout est là.

Son vrai mérite, chez moi, c’est de rendre le robot autonome pour de bon. Je ne l’ouvre pas avant chaque tonte. Je règle une fois, et je laisse la machine travailler.

Elle est riche et bien fichue. C’est aussi pour ça que les limites côté Home Assistant me gênent moins que prévu : les réglages qui comptent existent déjà ici.

Écran de l’application Navimow affichant la carte du jardin et l’état du robot
L’application Navimow, poste de commande une fois la carte réalisée.

Home Assistant : l’intégration est encore maigre

La domotique était une de mes principales raisons de m’intéresser à cette machine. Le résultat n’est pas celui que j’imaginais.

Officiellement, la série H2 se pilote via Alexa, Google Assistant et Smart Home by Hornbach. Des intégrations qui couvrent le basique, genre lancer une tonte.

Segway publie aussi une intégration pour Home Assistant dans le dépôt segwaynavimow/NavimowHA, à ajouter comme dépôt personnalisé dans HACS, avec Home Assistant 2026.1 au minimum. Le projet bouge encore beaucoup.

Chez moi, après dix semaines : statut du robot, niveau de batterie, commandes de base. Ni position GPS, ni contrôle détaillé des zones, contrairement à ce que laissent espérer certaines documentations communautaires.

Certains vous diront qu’une intégration aussi pauvre disqualifie la machine pour un setup domotique sérieux. Personnellement, ça ne me manque pas, parce que je n’ai construit aucune automatisation autour du robot.

J’avais imaginé déclencher la tonte en fonction du surplus solaire mesuré par mon HomeWizard P1. Dans les faits, vu la consommation de la machine et la durée de travail sur 35 m², l’automatisation serait surtout décorative.

Ce que j’ai, c’est l’état du robot et sa batterie affichés avec le reste de la maison, et un lancement depuis un dashboard. Pour un premier niveau, ça me va. Si le nombre d’entités grimpe, les scénarios fins deviendront intéressants.

Sécurité et détection des obstacles

Navimow annonce plus de 200 types d’obstacles détectés, avec une précision minimale de 1 cm. C’est une promesse constructeur. Pas une conclusion de mon test.

Le robot contourne sans problème un ballon de foot oublié dans le jardin. Il arrive aussi très bien à contourner le but de foot. Cependant, il est arrivé qu’il ne voie pas une plus petite boule, de type boule de pétanque pour enfant.

Le Navimow H206 face à un obstacle laissé sur la pelouse pendant la tonte

Que les choses soient claires : je ne présenterai jamais la détection comme une garantie de sécurité. Un jouet plat dans l’herbe, un objet qui passe sous le champ de détection, et le risque revient. On contrôle le terrain avant la tonte, et les enfants restent éloignés de la machine en fonctionnement. Ce point n’est pas négociable.

Ce qu’un robot tondeuse ne fera jamais pour votre pelouse

Ma pelouse a grillé pendant l’épisode de chaleur.

Le mulching est censé aider à garder un peu d’humidité, puisque les résidus de coupe restent au sol. Chez moi, ça n’a pas suffi.

Et ce n’était pas une erreur de réglage. Je tonds à 60 mm quasiment en permanence, une hauteur déjà adaptée aux périodes sèches. La conclusion est bête comme chou : canicule plus absence d’arrosage, aucun robot ne sauve un gazon.

Le mulching aide à la marge. Il ne remplace pas l’eau. Si vous achetez un robot en espérant qu’il compensera un arrosage absent, vous allez être déçu.

Un truc qui aurait du sens, en revanche : une adaptation automatique de la hauteur de coupe selon la chaleur ou l’humidité du sol. L’intégration Home Assistant actuelle ne me permet pas de construire ce scénario.

Ce que le H206 change vraiment au quotidien

Tondre me prenait dix minutes. La logistique autour transformait l’opération en session de près d’une heure : sortir le matériel, traverser la maison, installer la rallonge, surveiller le câble, ramasser, ranger, évacuer les déchets.

À une tonte par semaine entre avril et octobre, ça fait une trentaine de sessions par saison. Sur plusieurs années, on approche facilement les 250 heures passées moins à couper l’herbe qu’à préparer et à ranger le matériel.

C’est ça que le H206 supprime chez moi. Pas les dix minutes de coupe, toute la friction autour.

Pour qui est fait le Navimow H206

Si vous cherchez une installation sans câble périphérique, une application complète et une machine capable de tourner sans surveillance, foncez, c’est exactement ce qu’il fait.

Il peut aussi se défendre sur un petit jardin, quand la logistique de tonte est pénible et que vous valorisez fortement votre temps. Mais soyons honnêtes : autour de 1 700 €, ce confort coûte cher. Une petite surface ne justifie pas l’achat à elle seule.

Passez votre chemin si vous voulez un pilotage domotique fin, avec les zones et la position du robot dans Home Assistant. Idem si le prix est votre premier critère.

Et si vous avez un grand terrain complexe, mon test ne vous aidera pas encore. Il faudra le compléter avec des essais réalisés sur une surface comparable à la vôtre.

Verdict après dix semaines

Mon avis est positif. Installation en dix minutes, pas de câble périphérique, cartographie simple, aucun blocage sérieux : ce sont de vrais points forts, pas des arguments de brochure.

L’application est assez complète pour que je laisse le robot travailler sans y toucher. L’intégration Home Assistant reste limitée au statut, à la batterie et aux commandes principales, et cette faiblesse ne dégrade pas mon quotidien.

Quoi qu’il en soit, ce test n’est pas bouclé. La durabilité demandera une saison complète et un passage d’hiver. Restent aussi à observer l’usure des lames, le comportement au redémarrage au printemps et la façon dont l’intégration Home Assistant évoluera.

Le H206 a supprimé la corvée de tonte chez moi. Mais il n’aura évidement pas sauvé ma pelouse de la chaleur.

Je mettrai cet article à jour en fin de saison, puis après l’hiver.

Le Navimow H206 de retour sur sa station de charge dans le jardin

Questions fréquentes sur le Navimow H206

Combien coûte le Navimow H206 en Belgique ?

La liste belge 2026 du distributeur Van Dyck affiche le H206 à 1 699 € TVAC. Des tarifs plus bas circulent ailleurs en Europe, mais c’est la référence locale vérifiable au moment où j’écris.

L’abonnement 4G est-il obligatoire ?

Non, la tonte fonctionne sans. La 4G sert au contrôle à distance et à certaines alertes. Elle est gratuite pendant 1 an, puis facturée 29,90 € par an. Le Network RTK, lui, est annoncé sans surcoût.

Quelle surface le Navimow H206 peut-il tondre ?

Le constructeur annonce jusqu’à 600 m². Mon test porte sur 35 m², je ne peux donc rien conclure sur le comportement en grande surface ni sur l’autonomie réelle par charge.

Faut-il enterrer un câble périphérique ?

Non. Le H206 utilise le système EFLS LiDAR+, qui combine un LiDAR solid-state, le Network RTK et la vision. Aucun câble à enterrer, aucune antenne RTK à planter. La cartographie m’a pris dix minutes.

Le Navimow H206 est-il compatible avec Home Assistant ?

Oui, via l’intégration officielle Segway à ajouter comme dépôt personnalisé dans HACS, avec Home Assistant 2026.1 minimum. Elle reste limitée : statut du robot, niveau de batterie et commandes de base. Ni position GPS, ni contrôle détaillé des zones.

Pour aller plus loin dans mon setup, vous pouvez aussi lire mon retour d’expérience sur Home Assistant et mon test de la batterie solaire Sunpura S2400.

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